Dans la majorité des organisations, la performance est encore mesurée à travers des indicateurs visibles : productivité globale, volume d’activité, projets livrés. Pourtant, une part importante de la perte de valeur ne se situe pas dans ces métriques, mais dans une accumulation de micro-frictions quotidiennes qui passent sous les radars. Temps gaspillé sur des tâches sans valeur réelle, surcharge d’emails non prioritaires, absence d’automatisation structurée : pris isolément, ces éléments semblent secondaires. Pris ensemble, ils forment un système invisible de perte de performance. C’est précisément ce que montre l’analyse du coût du temps gaspillé en entreprise, où l’on comprend que l’inefficacité ne vient pas d’un manque de ressources, mais d’une organisation qui laisse s’installer des tâches sans valeur dans le quotidien opérationnel : https://myadvisor.fr/blog/transformation-numerique-1/le-temps-gaspille-coute-cher-aux-entreprises-85 [1] Une inefficacité qui s’installe dans le quotidien sans être remise en cause L’inefficacité opérationnelle ne prend jamais la forme d’un dysfonctionnement visible. Elle s’installe progressivement dans les routines de travail : interruptions constantes, tâches répétitives, manque de priorisation, flux d’information désorganisés. Une part du temps est absorbée par des tâches à faible valeur, une autre par des sollicitations continues, notamment via les emails, et une autre encore par des processus qui pourraient être automatisés mais ne le sont pas. À ce stade, la question n’est plus seulement organisationnelle, elle devient structurelle : comment les informations circulent-elles réellement dans l’entreprise, et pourquoi autant de temps est-il consommé par des tâches non prioritaires ? C’est précisément ce que met en lumière l’analyse